Mobile : comment mettre sa banque dans sa poche

La Netletter de juin 2019

Chaque mois, 42,8 millions d’internautes surfent sur les sites et applications de l’univers Banque/Finance/Assurance. Ils sont désormais plus nombreux depuis un mobile (32,4 millions de visiteurs uniques en avril 2019) que depuis un ordinateur (29,1 millions). Et sur smartphone, ils passent désormais deux fois plus de temps sur les applications que sur les sites.

Le succès du format applicatif dans l’univers financier correspond à un profil assez marqué : les utilisateurs d’applications bancaires sont majoritairement dans la tranche d’âge 25-34 ans (23,6% alors qu’ils représentent 12% de la population française) et dans la catégorie CSP+ (33,8% alors qu’ils constituent 22% de la population).

Quelles sont les applications bancaires les plus fréquentées ? Au sein du Top 15 des audiences mensuelles, quelques outsiders se démarquent parmi les acteurs historiques français. Petit tour d’horizon des principaux acteurs et services proposés.

En tête de classement avec 4,7 millions de visiteurs uniques mensuels en avril 2019, l’application « Ma Banque » du Crédit Agricole offre des services classiques tels que la consultation de compte et les virements. Le même acteur met également à disposition l’application « Ma Carte Crédit Agricole », qui rassemble 300 000 visiteurs uniques mensuels. Celle-ci permet de dématérialiser sa carte bancaire pour régler en magasin et sur Internet grâce à son smartphone. Deuxième du classement, « L’Appli Banque » de la Caisse d’Epargne recueille également plus de 4 millions de visiteurs uniques.

Le paiement en magasin physique via son mobile va-t-il se généraliser en France ? Plusieurs autres acteurs se positionnent sur ce marché, comme le Coréen Samsung Pay, lancé en France en avril 2018 et qui rassemble aujourd’hui 2,6 millions de visiteurs uniques mensuels, ou encore les solutions « Pay » de Google et Apple.

 

La France a aussi ses apps fintech : LyfPay, qui permet le paiement en magasin physique via un QR Code (270 000 visiteurs uniques mensuels), Paylib, directement intégré dans les applications natives des banques, ou encore Izly, proposé par le CROUS pour les paiements sur les campus universitaires (619 000 VU). Izly recueille logiquement une grande part de jeunes au sein de son audience (61%).

A côté du paiement mobile sans contact, on observe également des pureplayers proposant des services bancaires de plus en plus diversifiés, privilégiant une expérience utilisateur simple et pratique. C’est le cas d’une création française, qui permet d’échanger de l’argent entre particuliers par la saisie directe d’une adresse mail ou d’un numéro de téléphone : Lydia. L'application rassemble aujourd’hui 667 000 visiteurs uniques mensuels.

Autre service alternatif : la possibilité d’agréger et de consulter en temps réel plusieurs comptes issus de différentes banques. Là encore, les start-up françaises se positionnent sur le marché : Bankin’ (768 000 visiteurs uniques) est connecté à plusieurs centaines d’établissements bancaires à travers quatre pays (France, Royaume-Uni, Allemagne et Espagne) ; Linxo (424 000 visiteurs uniques) a développé un partenariat avec la MAIF, Nestor, compatible avec Banque Postale, BNP Paribas, Caisse d'Epargne, Crédit Agricole, Fortuneo et LCL.

L’application belge Tricount, qui permet de faire des comptes entre particuliers, recueille quant à elle 653 000 visiteurs uniques. Enfin, N26 (408 000 VU), Revolut (196 000 VU) ou encore le Français Nickel (387 000 VU), proposent d’ouvrir un compte bancaire en quelques minutes depuis son mobile, sans conditions de revenus, tout en facilitant les transferts d’argent.

Si le paiement par application mobile en magasin physique est encore loin d’être pratiqué par tous les Français, ces nouveaux services fintech, offrant aux mobinautes davantage de liberté et moins de frais, pourraient voir leurs audiences progresser. Entre évolutions réglementaires, phénomène de désintermédiation et services inédits, Médiamétrie s’attachera à mesurer ces futures innovations.

 

Source : Médiamétrie et Médiamétrie//NetRatings – Audience Internet Global – France – Avril 2019 – Base : 2 ans et plus Copyright Médiamétrie//NetRatings - Tous droits réservés

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Attention : ne s'applique qu'à une proportion. Le Taux Moyen est une moyenne de proportions et la Part d'audience un rapport de proportions.
Cet outil est donné à titre indicatif. Il ne saurait pouvoir s'appliquer sans autres précautions à des fins professionnelles.

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