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Rentrée 2016 : Les programmes audiovisuels interrogent et décortiquent la réalité

04/10/2016

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Rentrée 2016 : Les programmes audiovisuels interrogent et décortiquent la réalité
Alliances et recherche de contenus forts animent le marché de l’audiovisuel
 
Pour Frédéric Vaulpré, Directeur d’Eurodata TV Worldwide, « Avec la multiplication des écrans et le développement du numérique, de nouveaux acteurs se sont créés dans le domaine de la distribution de contenus. Pour exister et se renforcer face à l'offre pléthorique, ils s'allient entre eux, par des accords portant sur la distribution ou bien les contenus ». Un phénomène observé cette année dans le domaine du Cinéma avec le rachat de Miramax par beIN MEDIA Group ou celui de Dreamworks par Comcast. Les distributeurs cherchent également à acquérir en exclusivité les meilleures séries, comme le démontrent les accords entre SKY UK et Showtime ou entre AT&T et HBO. Enfin, ils investissent de plus en plus sur le sport dont les droits atteignent des records : ils ont par exemple été multipliés par 20 pour la Football Chinese Super League. Valeur sûre en termes d'audience, le sport voit de plus en plus d'offres émerger : les ligues créent leurs propres plateformes OTT, et en Allemagne, Perform Group a lancé un service OTT multi écrans dédié au sport. Certaines compétitions sont même retransmises sur Twitter et Facebook. Le sport en direct mobilise les fans lors des grandes compétitions, comme l'ont démontré les records d'audience atteints dans plusieurs pays à l'occasion du dernier Euro 2016.
 
La consommation de TV sur les autres écrans, nouvel axe de progression
 
Ces acteurs favorisent de nouvelles façons de regarder la télévision : en délinéaire et sur d'autres écrans. Ils mettent en place des stratégies pour maximiser l'audience via l'ensemble des canaux. Entre janvier et août 2016, la durée d'écoute de la télévision dans 14 grands pays  est de 3h58. Le différé - mesuré dans 26 pays - représente environ 7% de la consommation de TV, une part stable sur les trois dernières années.

La consommation de télévision en streaming (en « live » ou en « différé ») se développe.
Si on prend l’exemple des Pays-Bas, sur les 8 premiers mois de 2016, l’audience moyenne en streaming a augmenté de 9 % par rapport aux 8 premiers mois de 2015. Une pratique qui ne représente encore toutefois que 1,5 % de l’audience globale de la télévision.

Transformer en atout les nouvelles temporalités

Ainsi, les diffuseurs jouent sur la temporalité : en Allemagne, la comédie dramatique Familie Braun a été diffusée en avant-première sur YouTube, puis sur le service à la demande de ZDF, avant d’arriver finalement sur la chaîne. Cela a permis de faire connaitre la série (2,5 millions de vues sur YouTube) tout en ne cannibalisant pas l’audience (part d’audience de ZDF multipliée par 3,5 chez les 14-29 ans pour le premier épisode). Le premier épisode de la très attendue série française Au-delà des Murs a été disponible 2 semaines avant le lancement sur Arte le 22 septembre dernier, à la condition de résoudre l’escape game sur le site de la chaîne. Les téléspectateurs ont été au rendez-vous avec une part d’audience boostée de +67% chez les jeunes (15-34 ans) pour son lancement sur ARTE.

Refléter le réel, ou s’en échapper ?

En termes de contenus, la créativité est de mise pour capter une audience volatile et très sollicitée, notamment les plus jeunes téléspectateurs. Pour mieux s'ancrer dans une réalité complexe et souvent difficile, on intensifie la réalité à travers 2 moyens : les outils pour la voir, et le contenu montré. Les nouvelles technologies offrent ainsi des possibilités d'immersion : la série documentaire Art Stories (en développement chez Terranoa) associe le style classique de programmes sur l’Architecture avec des modules en réalité virtuelle pour visiter à 360 degrés des sites historiques comme le Château de Fontainebleau.
Les sujets et les réalisations sans filtre viennent nous confronter à la réalité. A venir cet automne, Bully Project sur ITV, adapté d'un format hollandais, un programme factuel dans lequel les caméras filment secrètement la vie au jour le jour de jeunes enfants victimes de harcèlement. Autre façon de montrer le réel : casser les stéréotypes, comme le fait la chaîne YouTube Dit is Normaal - créée par 2 jeunes hollandais – dont la video « The Holy Quran Experiment », allant à l’encontre des clichés dans le climat tendu après les attentats de Paris, a récolté plus de 7 millions de vues.
Parallèlement, face à une réalité parfois anxiogène, les contenus jouent aussi avec les frontières de temps et d’espace, qui revisitent le passé, le présent et imaginent ou anticipent le futur pour échapper au présent.
En France, la série fantastique Dead Landes produite par Endemol Shine et les Nouvelles Ecritures de France 4, questionne sur l’apocalypse et la fin du monde avec une réalisation voulue proche de celle d’un reportage en direct, filmée en caméra épaule, pour une meilleure immersion dans l’univers. La série 3%, développée au Brésil, qui devrait arriver cet automne sur Netflix, se déroule dans un futur où la société est divisée entre progrès et chaos, et où les plus désavantagés devront traverser un process de sélection où seulement 3% seront choisis pour accéder à un meilleur niveau de vie.
S’échapper de la réalité pour se réfugier dans sa bulle, c’est le but des programmes de divertissement, des programmes de "Feel Good TV" qui permettent de s'éloigner d'une réalité anxiogène. De nouveaux formats reposent sur une recette à succès déjà existante en y ajoutant de nouveaux ingrédients : Babel 250 en Corée du Sud cherche à créer une langue internationale qui pourrait être comprise par tout le monde.
Sahar Baghery, Directrice du pôle Etudes et stratégies des Contenus d’Eurodata TV Worldwide, résume: « dans le contexte du monde actuel qui est très dur, on observe une complète dualité, un paradoxe entre le choix de se plonger dans cette réalité dure, ou au contraire, aller se réfugier dans sa bulle imaginaire et s’inventer, croire, en un monde sinon meilleur, du moins plus doux ».
Frédéric Vaulpré conclut « l’objectif de l’industrie des programmes est de proposer au public une expérience unique et innovante, elle dispose de 3 leviers pour cela : la mesure d’audience sur les 4 écrans – déjà à l’œuvre en France -  va apporter de nouvelles informations sur les comportements ; des contenus très qualitatifs ou innovants, et finalement la distribution des contenus. »

 

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